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Sophrologie et enfant

Enfant heureuxPrésenté par José NEVE

Sophrologue - Directeur de l'Ecole Professionnelle de Sophrologie de l'Artois

 
Le cas d’un pré-adolescent qui, ayant perdu toute confiance en lui, développa de l'agressivité et fut renvoyé de son collège.

PRE - ADOLESCENT ayant perdu toute confiance en lui, il se prénomme X. Ses parents le présentent comme un enfant classé hyperactif et soigné en tant que tel par un neuropédiatre et un psychologue depuis deux ans. Son établissement scolaire vient de le renvoyer car, par trois fois de suite, il s'est battu avec ses camarades de classe, il est en 6ième , il a 12 ans.

Lors de la première séance avant de commencer, il me dit : "je n'écoute plus en cours, je n'ai PLUS ENVIE". La séance terminée, "il se sent plus relâché" dit-il malgré une posture encore un peu rigide.

Je me sens vidé de tout le mal, j'ai envie de m‘envoler !  mon mot clé est TRANQUILLITE

A l'accueil de la deuxième séance, il me dit que : "la semaine s'est mieux passée, ca va mieux avec papa et maman, j'ai fait mes devoirs, je suis fier d'être plus sage, je me sens mieux dans ma PEAU, je me soutiens et je soutiens mes parents". A l'issue de la séance, il me dit :"mon corps est vide", le mot clé : SILENCE.

Lorsque je le reçois pour la troisième fois, il est de plus en plus loquace, je le sent en peine Alliance, il me dit : "je me comporte mieux avec les profs et ma famille". A la question : Qu‘est ce qui a le plus changé en toi?, il me répond : “je me sens mieux dans ma PEAU".

La séance terminée il dit : "je me sens SUPER BIEN", décontracté, vide en MOI. Ses mots clé : TRANQUILLE et VIDE.

Le dialogue pré-séance du quatrième jour révèle quelques difficultés pendant la semaine - la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille - peur du professeur, pleure dans sa chambre, ambiance difficile a la maison, « je n'ai pas voulu en rajouter avec mes parents“ dit-il »

Après la séance il me dit : " j'ai fort pensé à des bonnes choses! Je me sens libre, tranquille, détendu, j‘ai envie de passer trois bonnes semaines !“ Le mot clé : AMOUREUX. Je lui demande si elle est belle !, il me répond : oh oui !. 

 

AdolescentLe cinquième jour, c'est un petit dialogue que j‘instaure entre nous, avant la pratique. A la question ce que tu aimes? Il répond : "les bons moments avec mes parents, mon frère et ma sœur". Ce que tu aimes le moins? : " le collège, plein de mauvais souvenirs". Ce que tu aimes le plus en ce moment ? :" avec le sophrologue, je sais ce que je dois faire, pas m'énerver et m‘amuser. Comment lui demandais-je ? : "respirer et me relâcher".Il ajoute avant de commencer la pratique :"ce qui a changé en moi, c'est mon comportement moins agressif, je m'amuse mieux, je rigole plus et je réfléchis à mes devoirs, il ajoute : CA BAIGNE PLUS ! Apres la séance, le dialogue est court, il me dit: " je me sens super bien !" Le mot clé : LIBRE

La sixième et dernière rencontre confirme le bien fondé des vécus positifs de X. Il me confirme : " je passe des bons moments, je me sens bien, les choses ont bien changées, je me sens bien avec ma famille". Je lui demande : que souhaiterais-tu améliorer ? : "Etre plus intelligent en classe et écouter". Les mots "clé" après la séance CONTENT - FIER.

Deux mois après, il m'enverra une lettre, sa mère au téléphone me confirmera que X avait bien changé. Je lui ai répondu, X peut venir me voir quand il le veut.

Remerciements de ThéoCommentaires

X a dix ans lorsqu'il est diagnostiqué hyperactif et traité à la ritaline. X avait deux oreilles normales, mais maintenant il lui semble fortement qu‘il en a une aussi longue qu'un cocker, il le sait, il le sent, il imagine que ses copains vont voir sa grande oreille et forcément il perd alors toute confiance en lui, il se retranche sur lui-même, il perd l‘envie et dans le mot envie, il y a " VIE". Petit à petit, X va devenir agressif en mode défense, à toute attaque même mineure de la part de ses camarades et c'est le premier coup de poing, le passage chez le directeur de l’établissement scolaire, avec les conséquences que l'on peut imaginer pour les parents, les professeurs et les camarades de classe. Alors X se voit passer maintenant dans la catégorie “oreille de cocker, chien galeux". Dès lors, après étiquetage, les éléments s'enchaînent, il y a un deuxième et un troisième passage à l'acte

Je peux comprendre le premier passage à l'acte, voire même le deuxième dis-je à X, mais le troisième pourquoi?

X me répond: "il avait traité ma mère de grosse p....". X avait été étiqueté, ficelé, un moins que rien pour ses camarades de classe, alors toutes les valeurs tombent. Ce qui m'a choqué dans cette histoire, c'est la façon dont la société classe, étiquette et pire, met une croix sur l'enfant, une façon comme une autre de l'annuler pour sa vie future d'adulte. En fait, X est un garçon formidable, très intelligent, sensible, il sait déjà ce qu‘il veut faire plus tard: Boulanger.

Quant à ses parents, ce sont d‘excellents parents, c'est une très belle famille.Ce qui a manqué, c'est un peu d'Alliance, quelques mots, le ressenti de la détente, exprimer ses émotions, ses sentiments.

Quelques séances de Sophrologie ont permis à X d'accéder à plus d'autonomie et ce fut un de ses derniers mots avec les mots CONTENT et FIER : le  MOT LIBRE.

 

L'ESA propose des séminaires sophrologie et adolescent.